Ethiopie : la trêve sous conditions des rebelles tigréens

Rebelles tigréens Ethiopie

Pendant  que les combats continuent de prendre des proportions inquiétantes face aux forces progouvernementales et que l’aide humanitaire est interrompue dans le nord, les rebelles tigréens proposent une trêve sous conditions. C’est l’essentiel à retenir des déclarations d’un des porte-paroles de la rébellion. a déclaré un porte-parole de la rébellion. En guise de rappel, la reprise des combats fin août a mis un terme à une trêve de 5 mois. (LIRE AUSSI : Éthiopie : Abiy Ahmed annoncé sur le front de bataille contre les rebelles).




Debretsion Gebremichael, le chef du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a,  au travers d’une lettre envoyée mercredi à Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, appelé à la fin sous condition des hostilités alors que les combats s’intensifient sur plusieurs fronts. Dans cette lettre, obtenue par nos confère de l’AFP et authentifiée par Getachew Reda, porte-parole de la rébellion, Debretsion Gebremichael a affirmé que la trêve dépendait notamment « d’un accès humanitaire sans entrave » et du retour de services essentiels dans la région du Tigré.

Suspension de toute aide humanitaire dans le Nord de l’Ethiopie.

Signalons à toutes fins utiles que le Tigré est situé au nord de l’Éthiopie et est coupé du reste du pays. Par la même occasion il est privé d’électricité, de réseaux de télécommunications, de services bancaires et de carburant. On n’en dira pas moins de l’acheminement routier et aérien de l’aide humanitaire qui est également totalement interrompu depuis la reprise des combats. (LIRE AUSSI : Paul Biya et Elisabeth II : 3 choses qui lient ces 2 acteurs politiques).




Un retour des hostilités qui affecte des vies voire les moyens de subsistances des personnes vulnérables plus précisément la distribution d’une aide humanitaire vitale. Il convient de faire observer ici que les combats se sont notamment intensifiés au nord du Tigré où l’armée éthiopienne, épaulée par des forces par des troupes de l’Érythrée voisine, ciblent des positions rebelles.

Les conditions des rebelles tigréens

Voilà qui pourrait donner de la pertinence à la lettre de Debretsion Gebremichael et dans laquelle il appelle au départ des forces érythréennes d’Ethiopie et du territoire tigréen ce, sous la supervision de la communauté internationale. Le chef du TPLF a également demandé au Conseil de sécurité de l’ONU le départ des troupes de la partie occidentale du Tigré, une région disputée et revendiquée par les Amharas et les Tigréens, causant de vastes déplacements de population.




Dans cette région, convient-il de le souligner, Washington a également dénoncé des actes de nettoyage ethnique. Toutefois le gouvernement éthiopien n’a pas officiellement répondu à cette lettre. Par ailleurs, les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de faire cesser les hostilités, alors que les deux camps se renvoient la responsabilité de la reprise des combats. En rappel, Le conflit dans le nord de l’Éthiopie a éclaté en novembre 2020, quand le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l’armée au Tigré déloger les autorités dissidentes de la région. Il les accusait  d’avoir attaqué des bases militaires.

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