Importation du blé en Afrique : ces vérités incongrues qui dérangent

importation de blé ukrainien

Escroquerie intellectuelle par Importation du blé. S’il est des questions qui devraient tarauder les esprits des gouvernants du continent, celle se rapportant à la dépendance à la céréale Blé, s’inscrirait en bonne position. Encore plus lorsqu’on apprend que même les cargaisons de blé ukrainien affrétées par l’Onu, auraient été déroutées. (LIRE AUSSI : La Somalie au bord de la famine selon le chef du bureau OCHA).




La propagande occidentale en vue d’une perpétuation de la force colonisatrice sur le continent africain, ces derniers temps, tend à prendre une autre dimension. Après des tentatives d’asphyxie économique à travers « les plans d’ajustement structurel », suivies de l’implémentation du terrorisme avec le concours des groupuscules djihadistes, Boko haram, les frères musulmans et autres, on semble avoir opté pour affamer l’Afrique (par blocus de l’importation de blé).

L’occasion fait le Larron

Du fait de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, les Européens espèrent parvenir à leur fin à travers des publications des révisions apocalyptiques d’un continent africain affamé car privé du blé ukrainien. « J’espère que ce sera l’occasion pour nous, en Afrique, de nous demander quelles sont les céréales dont dispose notre continent et que nous pourrions cultiver nous-mêmes, afin de réduire notre dépendance alimentaire », a imploré le cinéaste-documentaliste ivoirien Idrissa Diabaté. (LIRE AUSSI : Macron en Algérie : substituer la Macronnie à la françafrique).




Si le blé a été domestiqué pour la première fois en Europe, le riz en Asie, le maïs en Amérique et le mil (millet et sorgho) en Afrique, il se trouve que « le mil a pratiquement complètement disparu de l’assiette des Africains, au profit du riz et du blé. » On se souvient que pour leur petit déjeuner, les populations africaines mangeaient des galettes fabriquées à base de mil. Mais la colonisation et la mondialisation sont passées par là et, aujourd’hui, le pain est devenu un aliment de base en Afrique. La situation est telle que le continent noir est devenu un marché d’exportation très lucratif pour les producteurs de riz et de blé, subventionnés.

Mettre fin à l’Importation du blé

Il transparait clairement que même les importateurs du blé sur le continent africain, n’ont aucun intérêt à ce que l’Afrique produise ce dont elle a besoin pour se nourrir. Alors qu’il a été démontré que le blé peut être produit au Cameroun, notamment à Wassandé dans la région de l’Adamaoua ou encore dans le département du Noun, région de l’Ouest, alors que dans le même temps, les prouesses de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) sont reconnues dans d’autres pays, il est surprenant que l’on soit à parler de la crise de la baguette de pain.




Le fait est d’autant plus patent que les opérateurs économiques, plutôt que d’investir dans la recherche, à travers leurs lobbies, n’entendent pas abandonner la piste des importations de blé. Alors même qu’il a été démontré qu’on pouvait fabriquer du pain avec les farines locales et que celles-ci ont des valeurs nutritionnelles qui n’ont rien à envier au riz, au blé de 4ème grade (destiné au bétail).

Incongruités

Le formatage du cerveau des africains est si accru que depuis quelques années, on parle de « production de cacao sans déforestation ». Et pour se faire bonne conscience, on évoque la capacité d’identifier et de tracer l’historique, la distribution, l’emplacement et l’utilisation de produits, de pièces et de matériaux. Ceci afin d’assurer la fiabilité des affirmations relatives à la durabilité, dans les domaines des droits de la personne, du travail (y compris la santé et la sécurité). Et aussi de l’environnement et de la lutte contre la corruption. A la vérité, l’Afrique n’a pas besoin du blé d’Ukraine.




La guerre en Ukraine est tout simplement utilisée comme un nouveau prétexte pour promouvoir l’impérialisme agricole occidental, à l’origine d’ailleurs de la destruction de nos forêts, nos terres agricoles et la diversité alimentaire dans les pays du Sud. Tout est fait de telle sorte que les systèmes alimentaires du continent noir soient remodelés pour une perpétuelle dépendance. Mais est-ce vraiment cela dont l’Afrique a besoin ? Assurément non ! Des importations du blé, l’Afrique peut s’en passer.

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