Macron en Algérie : substituer la Macronnie à la françafrique

Macronnie en Algérie Président Tebboune

La Macronnie a continué en Algérie dans une propagande antirusse qui n’arrive toujours pas à mordre depuis longtemps. Lors de sa tournée en Afrique après sa réélection grâce à un vote « tout sauf Le Pen » au second tour, pour un second mandat de 4 ans à la tête de son pays. Ressassant les relations franco-algériennes plutôt marquées par l’avilissement de cet état africain, un de ses dignes fils a prophétisé sur l’échec de celle-ci non sans y voir quelque artifice pour endormir le peuple algérien déterminé pour la restauration authentique de son histoire et singulièrement celle avec la France.




 Une histoire tronquée à dessein par cette dernière afin de se donner quelque hauteur et surtout s’imposer aux jeunes générations algériennes comme leur voie royale pour leur épanouissement quand bien même cette approche paternalisme des relations diplomatiques est longtemps révolue. A preuve, le continent noir est devenu par la force des choses le retour ultime européen pour altérer sa crise énergétique née de la guerre russo-ukrainienne. (LIRE AUSSI : France : les syndicats sont contre la nouvelle réforme des retraites).

Déni de vérité

En effet, la France a jeté son dévolu sur le gaz algérien pour suppléer les restrictions d’exportations gazières russes décidées par ce pays en rétorsion des sanctions économiques européennes à son encontre. Dès lors, à l’ingratitude française, Emmanuel Macron a délibérément adopté la langue de bois afin de susciter le doute dans les esprits des jeunes générations évoquées supra. En clair, le président Macron croit balayer d’un revers de la main les atrocités dont ont souffert les populations algériennes et camerounaises.




On parle ici des têtes coupées et alignées des kilomètres tout le long des rues pour traumatiser des générations par la terreur et dissuader quiconque de rejoindre la résistance, la lutte armée pour la libération. Suffisant pour comprendre qu’en fait de recherche de dialogue constructif au sommet des deux états, Macron privilégiait uniquement les intérêts français. Une constante héritée de la Françafrique.

Substituer la Macronnie à la Françafrique

C’est du reste ce que lui fait comprendre l’activiste panafricain Kémi Seba pour qui « seule la négrophobie pathologique de Macron, peut lui faire croire que notre combat contre la Françafrique est initié par Moscou. Or, nous luttions contre l’oligarchie financière « française» à une époque où Poutine n’était même pas encore président. » (LIRE AUSSI : Électricité de France : le MWH passe de 85 à 1000€ (BFM TV)).




Dès lors. Macron et Poutine ne sont que des contingences dans la lutte de libération. Il faut le redire pour le marteler dans les esprits propagandistes occidentaux, que le rapprochement entre certains pays africains et la Russie est un élément contextuel dans la recherche des solutions de se dégarnir du revêtement occidental qui assombrit l’avenir des générations de jeunes Africains depuis des siècles. Les preuves de la sincérité et du respect de la parole donnée, voire le refus du ton paternaliste et obséquieux du pays de Vladimir Poutine auprès des États du continent noir n’est plus à démontrer.

La Macronnie en Algérie

Analyse faite, on assisterait en réalité à quelque manœuvre de substitution de la macronnie au détriment de la Françafrique car le jeune président français espère ainsi inscrire son nom dans la postérité, en sachant pertinemment qu’il ne saurait y parvenir du haut de sa seule posture de Président de la République fut-elle française. Pire en essayant de se muer en donneur de leçons et des postures chevaleresques face aux Africains est un faux pas, un autre qui va coûter très cher à la France.




On a l’impression qu’avec Emmanuel Macron et la France, voire tout le monde occidental, il faudrait dire « Non » à plusieurs reprises pour être écouté. Si non comment comprendre que le Président français depuis l’Algérie demanda aux jeunes Africains qui en parlent pourtant depuis des générations « Je veux dire simplement la jeunesse africaine : expliquez-moi le problème et ne vous laissez pas embarquer parce que votre avenir, ça n’est pas l’anti-France » ?

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