Ngaoundéré intensifie la lutte contre les violences basées sur le genre

Violences sur le genre femmes battues

Pour mieux lutter contre les violences basées sur le genre dans l’Adamaoua, la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille en partenariat avec ONU FEMME a organisé récemment un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la chaîne. (LIRE AUSSI : Idrissou Abana : le Maire de Ngaoundéré 2ème refait parler de lui).




Conscients du rôle premier des forces de police présentes en première ligne face au fléau des violences basées sur le genre et a l’initiative de la mise en place des services intégrés de prise en charge des violences, dont celles basées sur le genre (VBG) pour les survivantes (déplacés internes, réfugiés, retournés et populations hôtes) à travers un soutien juridique et judiciaire, économique, psychosocial, matériel).

Outiller contre les violences

La délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille pour l’Adamaoua en partenariat avec ONU FEMME a entrepris un vaste chantier avec pour objectif d’améliorer l’offre de service et la prise en charge des survivantes de violences basée sur le genre. Ceci en renforçant les compétences et capacités des acteurs de la chaîne, notamment la police camerounaise acteur clé de ce processus. Il s’agira de l’outiller, afin d’offrir une meilleure prise en charge des cas. De nombreuses barrières continuent d’empêcher les victimes à franchir la porte du commissariat de police pour obtenir réparation de leurs droits.




C’est un fléau qui frappe tout le monde  déplore-t-on eu égard aux efforts du gouvernement de la république, les droits de la femme constituent une préoccupation permanente des pouvoirs publics qui place sa promotion au centre de sa stratégie de développement socioéconomique avec un cadre juridique dans le domaine civil, politique, économique, social, et culturel et plusieurs conventions internationales ratifiées par le Cameroun à travers la vulgarisation de l’ensemble des textes en la matières.

Un sujet tabou dans l’Adamaoua

Pour lever ces barrières, il faut former les acteurs de la chaîne de protection de VBG dans la région notamment la police et créer des outils, notamment un manuel de procédures conforme aux standards nationaux et internationaux pour le traitement des cas de violences basées sur le genre, et élaborer un guide de formation des prestataires de santé. (LIRE AUSSI : Ngaoundéré : la latente mue de la capitale Régionale du Château d’eau).




Ce manuel destiné aux policiers et autres intervenants décrit comment prendre en charge, référencer et gérer les données des cas de VBG. Il offre un cadre cohérent, intégré et confidentiel aux victimes. Cet outil contribue à améliorer la capacité de es acteurs et permet également de sensibiliser les policiers au phénomène des violences basées sur le genre.

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