Paul Atanga Nji sonne la fin de la tolérance administrative pour les sociétés de gardiennage

Paul Atanga Nji

Le Ministre Paul Atanga Nji sonne la fin du régime de la tolérance administrative dont bénéficient de nombreuses sociétés de gardiennage qui peinent toujours à se conformer aux dispositions réglementaires régissant leur activité. Une réalité suffisante pour que le ministre de l’administration territoriale, qui en est le régulateur, les rappelle à l’ordre au cours d’une assise qu’il a présidée à Yaoundé le 30 septembre dernier.




Le ministre Paul Atanga Nji a beau être taxé de va-t-en-guerre mais l’homme est plutôt légaliste sur les bords, du moins quand il lui vient de faire appliquer les dispositions réglementaires régissant les activités relevant de son domaine de compétences. Ainsi en est-il notamment des sociétés de gardiennage qui se sont laissées aller aux abus en tous genres au point parfois de ne pas rémunérer décemment leurs employés alors qu’elles sont assujetties au respect scrupuleux de la convention collective y afférente.

Orthodoxie professionnelle

Suffisant dès lors pour comprendre les déviances préjudiciables observées dans ce secteur qui se doit de revenir à l’orthodoxie professionnelle assortie du reversement des redevances dues notamment à la CNPS afin de garantir à terme une retraite aux employés dudit secteur. Or, en se mettant délibérément en marge desdites dispositions réglementaires, ces entités de sécurité privée agissent à s’y méprendre dans l’illégalité de fait, non sans mettre à mal leur personnel pourtant exposé à de multiples risques.




Plus grave est certainement l’absence d’enquête de moralité préalable au recrutement des agents de gardiennage qui, sans extrait de casier judiciaire, se transforment rapidement en bandits de grands chemins, à défaut de membres actifs des gangs de malfrats. Toutes choses avec lesquelles la situation sécuritaire nationale ne saurait s’accommoder aux yeux du ministre Paul Atanga Nji.

Urgences selon Paul Atanga Nji

Face à tous ces manquements, il est urgent pour lesdites sociétés de gardiennage de se conformer aux dispositions réglementaires régissant leur activité, a rappelé le ministre Paul Atanga Nji, sauf de s’y voir être contraintes.  A ce propos, elles devront brandir, en cas de besoin, des cartes professionnelles conformes pour leurs agents, de même que des autorisations pour le déploiement de brigades canines le tout assorti de contrôles inopinés de l’administration pour le suivi de leur activité.




Certes, pour l’heure, seules 25 desdites entreprises ont été interpellées par le Minat qui, à coup sûr, étendra sa mise en garde à plus de la centaine intervenant sur le territoire national avec des effectifs pléthoriques alors qu’elles devraient en posséder tout au plus 2000 agents  recrutés par vagues de 100 à l’année. Des dispositions réglementaires pour lesquelles le Minat met un point d’honneur pour leur respect scrupuleux. Avec l’imminence de la reprise des contrôles inopinés de leur activité, nulle doute qu’il s’en suivra un élagage efficace.

Alain Soppo

reporter

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