La BEAC décidée à réguler au forceps le secteur bancaire de la Sous-région

Siège de la BEAC à Yaoundé au Cameroun

Entre non-respect des préceptes commandant la gestion prudentielle des finances et la propension à l’accumulation de numéraires, de nombreuses banques évoluant dans la sous-région ont été sanctionnées à hauteur de FCFA 2,8 milliards par la BEAC préoccupée qu’elle est par la promotion de l’orthodoxie bancaire autorisant le contingentement de l’inflation et le dynamisme des investissements directs.




En fait, la Banque des états de l’Afrique centrale, agissant en qualité de régulatrice de l’activité bancaire sous régionale, n’a pas hésité pour interpeller les banques commerciales afin qu’elles retrouvent l’orthodoxie en respectant notamment les nouvelles dispositions en matière de change en vigueur dans la sous-région depuis 2019. Et c’est se fondant sur cette date que la BEAC a rappelé à l’ordre une quinzaine de banques au Cameroun. Celles-ci tardent  à s’arrimer à la nouvelle règlementation qui recommande notamment la reconstitution des réserves de change afin de permettre aux états membres de bénéficier d’une crédibilité financière moins adossée sur le recours systématique au marché financier pour le moindre financement.

Mieux financer les échanges extérieurs

C’est notamment le cas du Cameroun depuis deux exercices avec un appel itératif à l’épargne publique. Autant ce recours favorise le dynamisme du marché financier, autant celui-ci développe par ailleurs l’endettement du pays en réduisant malheureusement la capacité d’autofinancement participant pourtant de la mesure d’indice de développement.




Or, on ne saurait alimenter un paradoxe entre le dynamisme de mobilisation de l’épargne et l’incapacité à mieux financer les échanges extérieurs en raison de quelque déficit de devises. En somme, il s’agit à la fois de diluer la spéculation avec son pendant inflationniste et rassurer l’investissement public productif, étant entendu que l’Etat demeure encore le principal acteur économique, en termes d’investissements directs productifs.

Gestion financière prudentielle en point de mire à la BEAC

Au total, en frappant du poing sur la table, la BEAC voudrait avant tout prémunir le Cameroun et la sous-région de problèmes de change au moment de se mouvoir sur le marché international où le FCFA n’a guère droit de cité. Et quand bien même d’aucuns le lient volontiers à l’Euro, on ne saurait y fonder une absolue garantie en termes de transactions financières fort d’une forte fluctuation de cette monnaie de référence.




Or, les banques doivent se prémunir du risque de change et garantir à leur clientèle l’effectivité de leurs transactions en ayant toujours à disposition un volume de changes conséquent, d’où la nécessité de mieux réguler ces réserves de changes sans lesquelles l’acquisition de certains biens d’équipement pourrait être compromise pour le Cameroun à brève échéance.

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Alain Soppo

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