Poteaux électriques : Gaston Eloundou Essomba appelle les industriels de la Sous-région en renfort

Le Ministre Gaston Eloundou Essomba parle poteaux

Il n’aurait pas suffisamment de poteaux électriques pour le transport dénergie au Cameroun. Les pronostics sur le plan de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 vont-ils être justes ? Il nous faut près de 700 mille poteaux en bois, alors que les poteaux en béton, fabriqués au rythme de 55 000 par an suffiront à peine à combler la demande.




Le plan de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 n’aura été qu’un flop retentissant : surtout dans le domaine de l’électricité. Alors que le Cameroun comptait produire dans les 2400 mégawatts à cet horizon, et envisageait d’en exporter le surplus, le barrage de Lagdo ne coopère pas et accuse de sévères déficits d’eau. Pour le barrage de Memve’ele, il connait une forte persistance de la congestion de son réseau de transport. En cause, des problèmes liés à la rareté du combustible, mais surtout au transport assuré par la société chargée du transport de l’énergie. La sonnette d’alarme a pu réveiller le Gouvernement de sa torpeur. En coaction, ce dernier a réveillé les sociétés de production d’électricité.

Près de 700 mille poteaux

Le Ministre Gaston Eloundou Essomba, a battu le rappel des troupes des acteurs de secteur. Pour le Gouvernement, « Nous avons fait un diagnostic qui est suffisamment franc. Nous avons élaboré un plan d’action pour donner une énergie de meilleure qualité au secteur industriel. Il faut bien comprendre aujourd’hui que les principaux consommateurs, ce sont ces industries».




Les consommateurs se sont retrouvés à Douala avec des représentants du GICAM, de l’Arsel autour du ministre de l’Eau et de l’Energie lui-même. Selon les chiffres des experts d’ARSEL, le secteur doit produire dans les délais 700 000 poteaux en bois. Les poteaux en béton devront être fabriqués au rythme de 55 mille par an. Un rythme jugé faible. Malgré la main tendue du Gouvernement, la préoccupation demeure : « Nous avons invité les opérateurs économiques en leur disant, voilà une bonne opportunité d’affaires. Ceux-ci sont disposés à migrer ».

Les experts constatent que l’autoproduction de l’énergie électrique représente 450 Mégawatt, un peu plus que le barrage de Nachtigal. Au sortir de la rencontre de Douala, comme mot de fin, le secteur privé s’est dit très satisfait de constater que les pouvoirs publics tendent enfin la main au secteur privé.

Simon Ngaka

Journaliste, Écrivain et analyste géopolitique

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