L’ANTIC revisite le mode opératoire des administrations publiques et privées

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Faisant le constat amer de l’obsolescence des logiciels de gestion et autres supports web utilisés aussi bien par les administrations publiques que privées, l’ANTIC a commis récemment à l’hôtel Sawa de Douala un important conclave à l’effet d’une mise à jour de ces outils de gestions indispensables dans un environnement enclin à une profonde mutation technologique marquée par le numérique. En fait, il s’est agi de la mise en œuvre effective d’une recommandation présidentielle afin de circonscrire à la fois, au mieux les effets pervers de l’actuelle crise sanitaire qui ne s’accommode guère de fortes mobilités sociales, et assurer la meilleure gouvernance qui soit à tous points de vue.




Aussi, peut-on comprendre que l’ANTIC ait adossé cet important conclave sur l’expertise avérée de professionnels aguerris du numérique sain et porteur de croissance, tant il est vrai que ce secteur charrie d’innombrables pièges pour le néophyte. Et c’est tout à l’honneur de l’ANTIC d’avoir initié ledit conclave qui vient par ailleurs assainir un secteur numérique devenu le recours inespéré pour les adeptes de la mal-gouvernance que combat cette institution en essayant d’expurger cette gangrène de l’espace public camerounais. En somme, une approche supplémentaire dans l’optique de débusquer davantage les gestionnaires indélicats et préserver au mieux la fortune publique.

Amélioration de la gouvernance par l’ANTIC

Et cela, on le comprend aisément si l’on s’en tient aux missions mêmes de cette institution pensée opportunément pour réfréner les déviances en matière de technologies de l’information. Car, si on peut toujours invoquer le recours à l’audit des systèmes d’informations pour en améliorer les performances et bien évidemment la pertinence des aides à la décision, celui-ci reste peu accessible à tous, eu égard à son coût plutôt prohibitif.

Du coup, il revient à l’ANTIC de parer au plus pressé en commettant pour le large public, outre des alertes pour des cas de dysfonctionnement du système central national, mais également en assurant la fiabilité de tous les instants. Des missions claires en conséquence qui interpellent bien évidemment cette institution en ces temps où plus que jamais notre gouvernance est mise à mal par les arnaqueurs du web et pour lequel on requiert une certification pour s’y exercer.




Au demeurant, l’urgence engendrée par la crise sanitaire de l’heure est telle qu’il faut littéralement épousseter l’environnement numérique pour en renforcer la fiabilité et surtout l’élaguer de dysfonctionnements préjudiciables susceptibles d’y favoriser des vulnérabilités. Au cours des travaux de cette conférence, seront abordées entre autres les thématiques suivantes : fake news ; la détection des attaques cybernétiques à l’aide d’une plateforme SIEMS (Security Incident and Event Management) ; réponses techniques  aux menaces d’identité numérique  via les messageries électroniques ; médias sociaux ; rappels des principes fondamentaux en matière de protections des données personnelles ; système de poursuite judiciaire en matière de cybercriminalité au Cameroun




Et c’est fort à propos que le conclave de l’Hôtel Sawa arrive à point nommé et s’inscrit en droite ligne de la continuité de l’adoption par tous d’une culture qualité elle-même adossée sur la gouvernance à tous points de vue car, nous pouvons tous être victimes d’utilisateurs malveillants du web et des autres plateformes numériques aussi longtemps que nous ne prenons garde contre ceux-ci. Et à ce propos, sieur Ebot Ebot Enaw ; le Directeur général de l’ANTIC, s’est voulu clair : «la responsabilité des personnes en charge du traitement des données personnelles est plus que jamais engagée et la position du législateur camerounais est sans équivoque sur la question». 

Alain Soppo

reporter

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