Port Autonome de Douala : Cyrus Ngo’o face aux ennemis du Cameroun

Cyrus Ngo'o DG PAD

En faisant condamner le directeur général du Port Autonome de Douala (PAD) dans le cadre du litige l’opposant à la société Cana Bois de Nassar Bou Hadir, la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel du Littoral a rendu son verdict le 5 août 2021 et mis à nu sa corruption et son manque de patriotisme dans cette affaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la juridiction n’a pas été tendre envers le DG du PAD. Reconnu coupable d’abus de fonction et concussion, il a été condamné à 06 mois de prison avec sursis pendant 05 ans et à payer une amende de 1,7 million de FCFA. Il devra aussi s’acquitter de la somme de 3,2 milliards de FCFA à titre de réparation. Soit 2,7 milliards de FCFA de préjudice économique et 500 millions de FCFA de dommages et intérêts. Il a en outre été condamné à verser près de 161,8 millions de FCFA représentant les dépens liquidés. En réalité on voudrait ainsi abattre le PAD en plein envol, au regard de ses dernières performances globales. Bien plus, d’où vient-il qu’un locataire indélicat exige de son bailleur des dommages et intérêts après quelque manœuvre de récupération de l’espace loué.




En la matière, le bon sens voudrait pour le bailleur, au lieu d’accumuler des loyers échus non respectés, qu’il suspende sine die ledit contrat de bail, sauf pour lui d’obtenir auprès de l’organe arbitral choisi d’accord parties une ouverture forcée du local loué. Mais surfant sur l’instrumentalisation de certains confrères, Cana Bois a tôt fait de transformer ce litige, qui pouvait trouver un compromis, en injustice à son encontre non sans y adjoindre la corruption à corps constitué. Car manifestement la Cour d’Appel du Littoral a été grassement mouillée, même si par ailleurs le locataire bénéficie de quelque droit de préséance, eu égard de la durée de son bail de plus de vingt ans qui ne l’exempt toutefois pas du règlement régulier de ses loyers. Car le PAD, dans le cas d’espèce ne pouvait apposer des scellées au portail de cette entreprise sans avoir préalablement un préjudice mettant à mal les dispositions contractuelles liant les parties dudit bail aujourd’hui querellé.

Tir groupé inopportun et mauvaise foi

La contrainte par corps a été fixée pour une durée de 05 ans. Un mandat d’arrêt a été décidé  contre Cyrus Ngo’o. Lequel mandat sera exécuté si M. Cyrus Ngo’o ne s’exécute pas pendant cette période.  Mais, s’empressant de lui jeter l’opprobre, ces confrères n’ont pas hésité de clamer haut et fort la condamnation de Cyrus Ngo’o en omettant sciemment de relever que le sursis dont il bénéficie lui accorde un délai de latence de cinq ans durant lesquels il ne saurait être déchu de ses droits. Pire, est-ce être dans l’œil du cyclone quand le bailleur réclame au locataire de s’arrimer à sa nouvelle grille tarifaire ? C’est pourtant sur de telles allégations que se seront fondés ces confrères pour traiter Cyrus Ngo’o de tous les noms d’oiseaux. Un peu comme si accroître un loyer ne relève pas de la prérogative du bailleur et participerait plutôt de quelque entente tacite entre ce dernier et son locataire.




Plus grave, Cana Bois n’est pas la seule entité indexée par le PAD et ce cas ne saurait conséquemment faire l’objet de quelque jurisprudence comme voudraient pourtant l’insinuer ces confrères plutôt instrumentalisés à dessein. Somme toute, Cyrus Ngo’o a vite compris l’impératif de doper les recettes de cette institution en y instaurant une extension de son assiette, notamment sur ses différentes possessions susceptibles d’en générer. Et dans cette optique, il est clair que le domaine portuaire en est une et ne saurait conséquemment continuer à être géré à la petite cuillère pourrait-on dire. A preuve, pendant que les concessionnaires de celui-ci pleurent en criant sur les toits leur infortune, Cyrus Ngo’o lui s’investit dans la modernisation de cet important outil économique national, comme l’atteste la récente acquisition de nouveaux équipements de manutention pour réduire les délais de traitement des marchandises et à en assurer davantage de compétitivité induite.

Amélioration de la compétitivité au Port Autonome de Douala

Au demeurant, le DG du PAD a fait de la compétitivité le mode opératoire devant désormais régir l’activité de celui-ci. Car, loin de relever uniquement des préceptes commandant la gestion rationnelle, il s’agit par ailleurs d’adosser tout cela sur une approche managériale des plus dynamique et encline à l’innovation à tous points de vue. Ce d’autant plus qu’il s’agit en outre de se départir des charges improductives et autres. Et c’est dans ce sillage que le PAD réussit depuis peu à fédérer autour de lui de nombreux opérateurs de la place portuaire nationale de plus en plus satisfaits des prestations qui leur sont offertes et singulièrement en ce qui concerne la facilitation des opérations du commerce extérieur du reste au cœur du financement de l’économie nationale. Au total, grâce à des choix stratégiques pertinents et opportuns à souhait, Cyrus Ngo’o réussit la prouesse de restaurer l’aura alors écornée du PAD, n’en déplaise aux nostalgiques et autres, qui dans le cadre de cette affaire ont plutôt opté pour un chantage sibyllin à l’encontre du DG en essayant maladroitement de le transformer en bourreau alors qu’il est plutôt la victime d’un locataire insolvable, surtout que les loyers sont fixés non pas par le PAD mais plutôt par l’Autorité Portuaire Nationale (APN).

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Alain Soppo

reporter

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