La CEMAC en quête d’un retour imminent à la croissance dans sa Communauté

LA Cemac. En tenant un conseil extraordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale (UEAC), cette sous-région envisage simplement inverser la tendance actuelle afin d’affronter au mieux les crises multiformes qu’elle traverse à l’effet de se donner davantage de chances pour parvenir à son émergence dans les prochaines années. Pour ce faire, elle n’a pas hésité de relever ses problèmes récurrents afin de leur donner des solutions lui permettant un plus grand rayonnement économique et social dans la Paix et la sécurité. Ambition ardue certes, mais adossée qu’elle est sur l’immense potentiel socioéconomique de celle-ci, il lui suffira juste de faire montre d’assez de volonté politique pour implémenter efficacement et rapidement des réformes structurelles indispensables dans un contexte de crises plurielles car, avant tout, il faudra relever le taux de croissance global, lui-même adossé sur un retour à l’orthodoxie de gestion et des choix stratégiques suffisamment porteurs en termes de création de richesses supplémentaires et d’emplois décents.




Des objectifs se déclinant au plan opérationnel par l’examen pragmatique et déterminé afin d’élaborer des mesures idoines de redressement des économies respectives de ses pays membres dans une dynamique d’intégration parfaite. Autant dire, mettre en œuvre de manière urgente, outre des réformes structurelles payantes mais également une refonte des politiques économiques desdits pays. Il s’agit pour cette sous-région, à la fois de sortir du joug du néocolonialisme pour affirmer son indépendance économique et voguer conséquemment en toute quiétude. A ce noble objectif poursuivi, il faut nécessairement y adjoindre l’incontournable riposte à la pandémie sanitaire de l’heure qui a désorganisé bien des économies et singulièrement celles de cette sous-région sévèrement impactées par le Covid-19.

Accélération de la croissance dans la CEMAC

Face aux urgences qui viennent d’être évoquées pour la CEMAC, il ne fait point de doute que l’heure est à l’accélération des réformes structurelles quand bien même les premières mises en œuvre ont permis d’asseoir la résilience de ladite sous-région en tempérant aussi bien les effets pervers de la morosité de l’économie mondiale que ceux inhérents à la pandémie en elle-même. En effet, la mise en œuvre des premières réformes a abouti entre autres, à une consolidation budgétaire basée sur l’élargissement de l’assiette fiscale et sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique.




De même, elle a permis la reconstitution du niveau des réserves de change qui ont assuré la soutenabilité extérieure de ses Etats-membres, leur octroyant plus de crédibilité induite. Bien plus, les résultats auxquels parviendrons les ministres en charge des économies des pays membres de la CEMAC  permettront certainement d’alimenter des réflexions et analyses pour des décisions judicieuses et pertinentes à prendre par les plus hautes autorités de ces pays membres. Et dans cette attente, nul doute que ces mêmes pays adopteront de meilleures approches à même de réfréner goulots d’étranglement et autres qui contribuent négativement à leur croissance socioéconomique respective pour le plus grand bien de leurs populations qui ne demandent qu’à bénéficier d’une meilleure gouvernance à tous points de vue.

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