Interview de Mme Nkeng, proviseur du lycée technique de Koumassi

Lycée de Koumassi

Nous avons rencontré le proviseur du lycée technique de Koumassi, Mme Nkeng, née Ngo NJOCK Elise Marlyse, Chevalier de l’Ordre National des palmes Académiques. Elle nous a éclairés sur les différentes mesures qu’elle a prises, notamment l’excellence pour aborder les prochains examens.

Bonjour Madame le Proviseur. Dans quel état avez-vous trouvé le Lycée technique de Douala-Koumassi ?

Bonjour et merci de m’avoir posé cette question. Quand on arrive à remplacer une personne à la tête  d’une grande institution comme celle-ci, on cherche tout simplement à assurer la continuité de l’œuvre éducative qui a toujours été effectuée dans ces lieux.

Quelles sont les mesures particulières que vous avez prises suite à la pandémie afin de protéger les apprenants contre la covid-19 ?

Les mesures sont simples. Celles édictées par le Gouvernement tout simplement. D’après vous, lorsqu’on dit de laver les mains, il faut des points d’eau et nous avons commencé par les mettre dans toute l’enceinte de l’établissement avec du savon. Il faut aussi porter le masque, le cache-nez. Nous avons envoyé les messages aux parents en leur demandant d’assurer cela. Cependant, nous avons aussi fait confectionner des masques, ce qui fait que nous gratifions le masque à l’élève ou à l’enseignant qui n’en a pas. Cet exercice est assuré par les surveillants généraux qui jouent le rôle de soldat. Chaque matin avec les collaborateurs, nous accueillons les élèves. Si un collaborateur est absent, j’inscris son nom dans notre forum et la sanction s’ensuit. Donc, ce n’est pas un amusement. Nous avons tenu plusieurs réunions avant la rentrée comme l’avait instauré la hiérarchie. Chaque enseignant doit être automatiquement membre des deux commissions : la commission d’accueil et la commission de communication. Après l’accueil et la rentrée dans les salles de classes, la commission de communication scindée en deux groupes se dirige vers les élèves pour les informer et les sensibiliser sur la maladie  qui décime tous les jours les populations au Cameroun et dans le monde entier. A la sortie des classes, on les accompagne laver les mains avant de franchir le portail.

Au-delà des mesures barrières que vous faites respecter avec hargne, est-ce que le lycée possède une infirmerie pour la prise en charge des premiers soins ?

Oui, nous avons une infirmerie de qualité que nous avons réfectionnée  cette année grâce à l’APEE avec une infirmière qui est le point focal de la COVID-19 parce que chaque établissement à en possède un.

Les élèves des classes d’examen sont-ils tous présents ?

Bien sûr, Monsieur le journaliste. Même le Gouverneur est venu nous rendre visite à Koumassi le jour de la rentrée le 1er juin. Il fallait donc tout faire pour lui montrer et lui prouver que les élèves viennent en classe. Nous sommes passés à la télé, les salles de classes étaient bondées d’apprenants. Ce qui justifie le travail de fond que nous avons abattu avant la reprise des cours en rassurant les parents que leurs enfants ne risquent rien car les salles de classes sont désinfectées de temps en temps par la mairie de Douala 1er et que les mesures-barrières sont scrupuleusement respectées.

Avec la date des examens qui approche, quelles sont les mesures que le Lycée a prises pour mettre l’élève qui fréquente dans cet établissement en condition et en confiance ? Est-ce que les listes sont déjà prêtes ?

Oui. La hiérarchie a envoyé les listes. Pour ceux dont les données sont mal enregistrées, nous avons des fiches que nous faisons circuler afin que tout élève se trouvant dans cette situation puisse renseigner correctement comme sur son acte de naissance qu’on renvoie immédiatement à la délégation.

Sous quel signe avez-vous nommé votre mandat ?

Sous le signe de l’excellence. Je suis née dans une famille éducative. Mon père m’avait toujours dit de bien faire et j’ai grandi dans ce sillage. Partout où je suis, je cherche toujours à m’impliquer ardemment sur les taches qui me sont assignées afin de rendre cet endroit meilleur que les autres.

Avec la dépravation des mœurs liée à l’alcool, la drogue, l’utilisation des armes à l’intérieur des établissements scolaires, quels sont les mesures que vous avez prises pour éradiquer ces fléaux ?

J’ai recours à la sensibilisation. N’oublions pas aussi que dans nos institutions, nous avons des services sociaux. Quand j’arrivai dans cet établissement, nous rencontrions des élèves égarés qui fumaient, jouaient au « jambo », venaient à l’école le matin mais restaient toute la journée hors de l’établissement. Mais avec le service social et le service de l’orientation dirigés par des femmes qui possèdent des armes solides de l’encadrement, nous avons progressivement pallié avec ces fléaux.

Et pour les enfants qui refusent de se soumettre au traitement ?

Ces élèves récalcitrants sont traduits au conseil de discipline et selon leurs attitudes, ils sont renvoyés tout simplement pour éviter qu’ils transmettent ces comportements aux autres.

Comment se porte le lycée technique de Koumassi au moment où nous parlons ?

Je suis mal placée pour juger. Je sais qu’il y’a des objectifs que je suis à la lettre. Par contre, je ne peux pas vous renseigner sur cette question. Je vous autorise à faire le tour et de juger par vous-mêmes.

Un dernier mot à l’endroit de nos lecteurs Je m’adresse aux anciens élèves du Lycée de Koumassi, aux partenaires et aux sociétés pour les exhorter à venir vers nous une fois que nous les appellerons. Nous devons nous tenir main dans la main pour transformer le Lycée car il a besoin d’un nouveau revêtement, d’un nouveau sourire, d’une nouvelle vie.

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Stève Njoh

Stève Njoh est le directeur de publication de l'hebdomadaire Ça Presse. Journaliste spécialisé dans l'analyse des faits géopolitiques.

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