Industries pharmaceutiques : Gabriel Dodo Ndoké prend le pouls à Douala

Les responsables du Minmidt et des Industries pharmaceutiques

Dans le cadre de la production des produits pharmaceutiques, le Ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt) est venu s’enquérir de la situation et des progrès réalisés. Journée marathon, pourrait-on dire, au regard des étapes parcourues dans la ville de Douala le 25 août dernier par le Minmidt qui, sur hautes instructions du chef de l’Etat, continue sa tournée dans les unités de production de produits pharmaceutiques dans l’optique d’accompagner ces structures de manière à accroitre leur capacité et surtout renforcer l’autonomie du Cameroun dans ce secteur.

Accueilli par les autorités administratives de la région du Littoral, le  ministre des mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt), sans plus attendre, est descendu dans des unités à la renommée établies de la ville de Douala ; il a notamment séjourné à la Société Africure Pharmaceutical Cameroun S.A, à la société Genemark, à la Sitraco, à la Cinpharm et à Afripharma Cameroun sans oublier l’étape de l’IUT qui s’est avéré très intéressante au regard des prouesses réalisées par les étudiants de cette Ecole de l’université de Douala. A chaque étape, en plus de la visite guidée qu’il y a effectuée, Gabriel Dodo Ndoke a surtout tenu des séances de travail dont l’objectif était de s’enquérir de la situation réelle et du niveau de productivité pharmaceutique dans la ville quand on sait qu’une soixantaine de médicaments essentiels sur plus de 420 référencés sont fabriqués au Cameroun. Des statistiques qu’il n’a pas manqué de révéler. Dans les faits, cette descente du ministre des mines dans la capitale économique camerounaise, a pour objectif de booster sa production de médicaments issus d’une quinzaine d’unités industrielles de fabrication de consommables médicaux et de médicaments liquides, secs ou injectables dont dispose le Cameroun quand bien même celles-ci seraient encore embryonnaires.

Rebooter les industries pharmaceutiques

Il va sans dire que la production en médicaments essentiels couvre moins de 5% de la demande nationale. La présence du Minmidt à Douala se justifiait ce d’autant plus que sur les 200 milliards de FCFA  que pourraient engranger les entreprises de cette filière par an,  il n’y a que 4 milliards de FCFA qui sont « encaissés », le monopole étant détenu par des importations. Un fait qui pourrait se justifier par le coût élevé des facteurs de production, l’insuffisance des matériels et équipements ainsi que les difficultés d’accès aux financements. C’est donc logiquement que Gabriel Dodo Ndoke est revenu sur la volonté du gouvernement à procéder à l’allègement des charges fiscales de ces unités industrielles. Se situant dans le prolongement d’une série qui a commencé à Yaoundé où le même exercice a été fait, Gabriel Dodo Ndoke a exprimé sa satisfaction : « Le bilan est satisfaisant dans le sens que nous avons touché du doigt la réalité de cette filière qui a aujourd’hui, ses mérites, en ce sens qu’elle existe ; en ce sens qu’elle apporte sa solution aux problèmes de disponibilité des produits pharmaceutiques dans notre pays » ; en ce sens qu’elle rencontre ses difficultés propres à elle dans le cadre de sa filière ; en ce sens que les solutions qui existent peuvent être envisagées dans le sens d’amorcer la levée de certaines contraintes qui plombent le décollage de cette filière importante dans notre pays.

Indiquant que la volonté du gouvernement restera toujours d’œuvrer pour le développement de cette filière, en termes d’accompagnement sur le très court terme, surtout en ces moments dominés par la crise du Covid-19 pour laquelle les lourdeurs ne permettent pas aux acteurs de jouer leur rôle sur le plan de la mise en disposition des médicaments. « Ces unités industrielles de productions pharmaceutiques que nous avons visitées aujourd’hui, nous rassurent quant à la capacité de notre pays à assurer un minimum d’autonomie tout au moins parlant d’un certain nombre de produits. Parce que vous savez, quand on parle de pharmacie, la gamme est variée et on ne pourrait prétendre aujourd’hui embrasser toute la gamme ».

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Stève Njoh

Stève Njoh est le directeur de publication de l'hebdomadaire Ça Presse. Journaliste spécialisé dans l'analyse des faits géopolitiques.

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