Communes : le chantier du Refela-Cam pour 5 localités camerounaises

Communes, Refela-Cam

Communes. Le dynamisme du Refela-Cam, le Réseau des femmes élues locales d’Afrique section du Cameroun, s’est une fois de plus matérialisé à la faveur de la tenue du second comité de pilotage du projet Enerba, les 26 et 27 octobre 2017 à Yaoundé, avec en toile de fond le démarrage de la seconde phase dudit projet dans les mairies de Mayo Oulo, Mbengwi, Angossas, Afanloum et Mintom.

Faisant le constat amer de la marginalisation de la jeune fille et de la femme, le Refela-Cam a entrepris d’inverser cette tendance, au travers d’actions d’envergure assurant à ces dernières un plein épanouissement. Et dans cette optique, ledit réseau a compris l’impérieuse nécessité de prémunir ces cibles de prédilection des affres de la pauvreté qui les prédisposent à une dépendance servile, non sans que soit repoussée leur ambition de parvenir à la parité homme-femme, entendu comme le socle par excellence de leur autonomisation. Bien évidemment, ainsi dotées de ladite autonomie, il leur deviendra plus aisé de matérialiser leur génie qui, au même titre que celui des hommes exige une protection conséquente. Protection malheureusement diluée en l’absence d’un éclairage public qui, créant les zones d’insécurité, devient quasi-morbide pour la personne à l’essence vulnérable qu’est la femme en son assertion première et globale. Aussi peut-on comprendre que s’appropriant certains objectifs de développement durable et notamment ceux numérotés 11, et 12, le Refela-Cam se soit positionné en porte-étendard de la mise en œuvre des pré-requis pour ce faire. Des pré-requis pour lesquels l’accès équitable à l’énergie électrique s’assimile à la clé de voûte de l’atteinte desdits objectifs de développement durable à l’horizon 2020, année butoir assignée aux états qui y ont souscrit.

Extension de l’accessibilité

Faisant conséquemment partie intégrante desdits Etats, le Cameroun à travers le Refela-Cam n’a pas hésité de traduire dans les faits, l’indéniable portée de l’électrification rurale, entendue à l’occasion comme le stimulant le mieux à même de booster le développement socioéconomique harmonieux des villes gérées par les élues locales.Pour ce faire et conscient du fait que nos villes soient desservies en matière de financement des projets majeurs, le Refela-Cam a pris les devants pour se procurer les financements requis pour l’extension de l’accès à l’énergie électrique auprès de structures dédiées, non sans adjoindre à sa démarche de mobilisation desdits financements, des dossiers fiables et viables, pour des levées de fonds conséquentes. Mieux, il n’a lésiné sur aucune initiative y relative, pour étendre au mieux ses partenaires afin de disposer de coudées franches pour implémenter des projets d’extension de la couverture énergétique des villes gérées par les élues locales des communes.

Dans ce registre, on pourrait ainsi citer, l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), l’Ademe, la Fondation Veolia qui tous ont adhéré aux projets élaborés fort à propos par le Refela-Cam en mettant à sa disposition, des financements conséquents en faveur des communes listées supra. Bien évidemment, ces financements sont encadrés au travers d’un mode opératoire où les comités pilotes s’entendent, l’organe régulateur et de contrôle d’effectivité des différents réseaux solaires devant être mis en branle dans les villes de Afanloum, Angossas, Mayo Oulo, Mbengwi et Mintom qui sont à la suite de Bagangté et Fokoué de voir leurs réseaux solaires prendre forme. Suffisant pour comprendre pourquoi le comité de pilotage de Yaoundé aura connu autant d’engouement non sans marteler à l’occasion, le rôle central des élues locales, entendu que ces dernières ont fait de l’électrification de leurs villes respectives, leur préoccupation majeure.

Heureuses perspectives pour les communes

Mieux, assujettissant l’implémentation dudit projet dans une dynamique pérenne, il ne fait point de doute que les maires élues locales desdites villes respectives, affirment là la singularité de leur approche managériale adossée sur l’inclusion plus affirmée des groupes vulnérables que sont pour le cas d’espèce, la jeune fille et la femme. Aussi le 2e comité de pilotage prévu entre septembre et octobre prochains, s’emploiera-t-il de faire toucher du doigt, la réalité palpable dudit projet en termes de niveau de réalisation aux partenaires financiers et techniques y associés.

Une étape décisive en somme, dans l’optique de mesurer au mieux l’impact socioéconomique de l’énergie durable dans nos communautés. Et c’est à juste titre que le préfet du département du Ndé qui a présidé ce 1er comité de pilotage y a vu «un pilier important du développement durable dans lequel le Chef de l’Etat nous a tous engagés». Un peu comme la présidente du Refela-Cam, Célestine Ketcha Courtès, par ailleurs maire d-une des communes, celle de Bagangté, pour qui «l’éclairage solaire dans nos villes permettra au Cameroun d’avoir des arguments concrets supplémentaires à l’évaluation des objectifs du développement durable en 2020». C’est donc dire, que s’en suivra l’amélioration ne serait-ce que substantielle de notre indice de développement non sans permettre à notre pays d’envisager avec davantage de sérénité, la pleine réalisation de son plan d’émergence. Bien plus, parfaitement intégrées dans la mouvance de la protection de l’environnement, les énergies durables se veulent une réponse concrète aux prescriptions édictées au sortir de la Cop 21. Au total, un arrimage parfait dans la modernité.

Stève Njoh

Stève Njoh est le directeur de publication de l'hebdomadaire Ça Presse. Journaliste spécialisé dans l'analyse des faits géopolitiques.

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